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CAPRICES POUR THÉOTIME GILLOT

Engagé à faire vivre la musique du passé autant que celle d’aujourd’hui, Théotime Gillot, reconnu par le magazine « Pianiste » comme l’un des pianistes les plus prometteur de sa génération, cherche à faire dialoguer le grand répertoire avec la création : le son hérité et le son inventé.
Après des collaborations avec de jeunes compositrices et compositeurs de sa génération au sein du trio Zarathoustra, il décide de passer commande au compositeur Philippe Schoeller, figure singulière de la musique d’aujourd’hui, dont l’écriture mêle physique acoustique, intensité organique et spiritualité du son est une nouvelle aventure.
Cette commande est un cycle de Caprices pour piano. Leur rencontre est née d’un désir commun entre ces deux musiciens : explorer le piano comme un espace total, un instrument qui respire, rêve, et se transforme. L’œuvre se conçoit comme un voyage énergétique et poétique à travers le piano : de la vibration la plus ténue au déchaînement sonore, du souffle au cri, du silence à la résonance. Les possibilités sonores et physiques du piano sont intégralement exploitées ; du silence jusqu’au FFFF.
« Commander une œuvre, c’est faire advenir un son qui n’existe pas. C’est aussi affirmer que la création vivante a toute sa place dans la tradition pianistique, qu’elle en renouvelle la langue et la mémoire. »
Théotime Gillot
Philippe Schoeller y imagine une forme libre, presque initiatique, où le geste pianistique devient un rituel, un prolongement du corps et de la pensée. Pour transmettre l’esprit de cette création, voici le texte écrit par le compositeur à propos de son œuvre :
« Trois Caprices, pour Piano Solo » ( 2025 -2026 )
Grand albatros noir et blanc !
Ainsi le piano; une vision.
Un animal céleste aux multiples visages, ici défilant à toute vitesse, un personnage tout habité de personnages multidimensionnels, un théâtre à lui tout seul.
Il est de passage, en route vers l’infini.
J’entend ici , grâce à cette belle rencontre artistique avec Théotime Gillot, comme une figure triadique, un chemin initiatique tri-dimentionnel, où il s’agit de l’Énergie. La pure énergie.
Donc, les toutes différentes énergies initiées il y a plus de 2 siècles grace à l’invention du Piano et du Forte.
Ici ouverture à l’infini du spectre extraordinaire du piano moderne.
Une forme naturelle de logique acoustique : du pianississimo allant vers le fortississimo. Ou l’inverse.
Ici donc trois caprices, joyeux, tragiques, illuminés/hallucinés, où virevoltent comme creusent les énergies
au coeur du piano. Son rayonnement. Son silence feutré. Sa projection naturaliste, touche/marteau/feutre/corde
métal/table d’harmonie/Vent acoustique irridiant l’espace. Sans haut-parleur.
Honorer et magnifier, dans la plus haute tradition futuriste, Le prodige des mains, le dépassement de l’ère
digitale/mécanique – à laquelle l’on peut parfois assimiler le piano – pour ouvrir aux esprits divinatoires et
chamaniques de la chair ( monde analogique ) , oui , des mains, du corps, du souffle, du désir, de l’émotion crue
et raffinée, cette réalité bien plus mystérieuse et enchanteresse que l’ère numérique.
Avec joie et esprit fantasque.
Tout est esprit dans le piano.
La création mondiale de ces Caprices aura lieu le samedi 16 mai 2026, lors du festival Les Musicales de Bagatelles. Ce concert marquera la première étape d’un cycle de diffusion en France et à l’étranger, avec des enregistrements et présentations publiques en préparation.

